Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 11:18

Ce texte mérite d'être lu, non pas survolé, lu. Car il pose reflexion et pour les indécis, peux aider à fonder leur jugement sur la politique actuelle.

Bonne lecture.

 

La République naît dans le bordel, mais elle naît. Couder, 1848 : Le Serment du Jeu de Paume.

 

Ce texte est apparu tout d’abord sur Mediapart, où les abonnés peuvent s’amuser à le recommander pour le propulser dans le haut du classement.

 

Lettre ouverte de la Jeunesse, par la Jeunesse,
pour la Jeunesse

« Personne, aucune puissance, aucun être humain, n’a le droit d’énoncer envers moi des exigences telles que mon désir de vivre vienne à s’étioler […]. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable. »
Stig Dagerman

 

Je ne suis membre d’aucun parti, d’aucune association, je ne suis que citoyen. Mais si je m’adresse à la Jeunesse, c’est de plein droit : je la connais, je la côtoie, j’en fais partie et je l’admire. C’est en son nom que je voudrais parler. C’est avec elle et pour elle que je veux discuter du futur que nous partagerons. Je le fais en tant que jeune citoyen français, mais je voudrais pouvoir m’exprimer, au-delà de toute barrière d’âge et de toute frontière, en citoyen du monde.

Nous sommes le moteur des révolutions

Je sais notre inexpérience et notre malléabilité, je sais notre capacité à nous égarer, à renouveler les erreurs du passé. Je sais à quel point nous sommes influençables ; d’autant plus que nous sommes précaires, d’autant plus que nous sommes fragiles. Mais notre énergie, notre grande force résident précisément dans nos faiblesses : sans expérience, nous sommes plus aptes à nous libérer des préjugés ; sans certitude, nous sommes capables d’innovation ; instables, nous avons cet avantage décisif de pouvoir nous mettre en mouvement sans prévenir et de tout emporter avec nous dans un formidable élan vers l’avenir.

C’est à nous de réaliser aujourd’hui les changements que nous espérons, car nous sommes le moteur des innovations et des révolutions. C’est à nous de marcher vers le lendemain, dans l’incertitude du devenir, mais avec espoir et détermination. J’aimerais pouvoir parler en notre nom à tous, mais ce serait une tâche impossible : nous sommes une masse inouïe d’individualités, multiple, foisonnante. Pourvu que nombre d’entre nous se reconnaissent dans mes propos, y réagissent, et m’enrichissent en retour de leurs contradictions. Voilà tout ce que je souhaite. Si je parviens à être entendu par la Jeunesse, je souhaite aussi que chacun s’y retrouve pour en avoir un jour fait partie.

Un changement de société s’impose

Tous les indices sont aujourd’hui rassemblés pour nous indiquer qu’un changement de paradigme est en cours. Un changement de société s’impose : nous le voyons chaque jour autour de nous, dans notre quotidien. Nous le comprenons dans les médias, nous le lisons dans les événements qui ébranlent le monde, la matière, les peuples et les gouvernements.

Notre désespoir et nos inquiétudes, nos égarements, le désintérêt que nous affichons parfois pour la chose publique, tout cela, ne l’imputez pas à notre jeune âge : demandez-vous plutôt si notre mal-être, l’échec scolaire, les difficultés d’insertion sociale et professionnelle, le chômage, la violence, la dépression et le suicide ne sont pas symptomatiques d’un mal plus profond, un mal qui serait à la racine de notre modèle de société.

Ce mal a un nom et un visage, n’en déplaise à certains, qui craignent peut-être de le regarder en face de peur d’y trouver leur propre reflet et de s’y reconnaître. Je le nomme sans tabou : ce mal, c’est la corruption des principes fondamentaux de la République, c’est l’effondrement de la démocratie face au pouvoir croissant de la finance. Et la Finance aussi a un nom : c’est le Marché. Elle a surtout une foule de visages impersonnels : bourses, banques, financiers, multinationales, lobbies… et si tous se ressemblent et arborent la même grimace, c’est que tous se cachent derrière le même masque : celui de la social-démocratie occidentale. L’ennemi de la République et de la démocratie avance donc à découvert. À la vérité, nous le savions depuis longtemps, mais nous avons trop longtemps laissé faire. Il n’en est plus question.

Message à nos dirigeants :

Mesdames, Messieurs, occupants ou candidats à de hautes fonctions d’État, dans de nombreux pays d’Europe et du monde, je vous juge maintenant avec toute l’impétuosité de la jeunesse : vous n’êtes plus dignes de votre fonction si vous laissez ou placez des nations souveraines sous le contrôle de la finance ! Comment pouvez-vous vous ridiculiser de la sorte, faire des courbettes élégantes devant l’opinion publique, pour ployer ensuite franchement le genou jusqu’à terre, et abdiquer, capituler sans résister une seconde à la finance ? C’est vous-mêmes qui, en refusant de lui résister, par votre silence ou votre inaction, lui accordez ce pouvoir dont elle abuse. Vous lui avez accordé la possibilité de monter sur ce trône illégitime, et c’est vous maintenant qui travaillez à l’y maintenir au prix des efforts, de la liberté, du sang et des larmes du peuple. Rendez-vous compte que votre attitude est indigne des fonctions qui sont les vôtres quand, prétendant agir au nom de l’État, au nom du peuple souverain d’une nation entière, au nom de ses citoyens, vous prenez, en leur nom, sans prendre la peine de les consulter (ou pire, en les ignorant !) des mesures graves, aux conséquences lourdes et durables. Cela, en France, sous prétexte d’un vote quinquennal, alors que le principe constitutionnel de la République Française veut qu’elle soit un « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » ! Prenez-en conscience et agissez en conséquence, ou disparaissez ! Vous avez besoin de nous pour exister, nous n’avons pas besoin de vous pour vivre.

« Je ne voterai plus pour vous »

Mesdames, Messieurs, qui vous soumettez à la Finance, je ne voterai plus pour vous !

Je ne voterai pas pour vous. Je fais table rase de mes convictions passées, de mes préjugés, parce qu’en dépit de toute appartenance partisane, je veux voter selon ma seule conscience ! Je ne voterai pas pour vous parce que vous n’en êtes pas dignes. Je ne voterai pas pour vous, car je veux à tout prix conserver ma liberté de choisir le monde dans lequel je vais vivre, et celui que je vais léguer à ceux qui viendront après moi.

Je ne voterai pas pour vous qui vous soumettez à la Finance, car je crois qu’au lieu de la concurrence et des échanges marchands, au lieu de la cupidité et de la volonté de puissance, ce sont l’éducation, le savoir, la créativité, et par-dessus tout l’aspiration de l’Homme à la paix et au bonheur qui doivent, au-dessus de tout, rester libres, et non faussés !

Je ne voterai pas pour vous car je souhaite pour nous tous et pour tous ceux qui nous suivront dans l’aventure humaine construire un autre modèle de société que celui dans lequel j’ai grandi. Car trop d’entre nous sont victimes d’une idéologie qui, au nom de la « liberté », bride la créativité, écrase les cultures et altère notre désir de vivre. En vertu de quoi le Marché — invention récente dans l’histoire de l’humanité, demeurerait-il maître du monde, des nations et des peuples ? Pourquoi et dans l’intérêt de qui devrait-il être placé au-dessus de tout et de chacun, comme une cage opaque, et de quel droit serions-nous maintenus dans cette caverne d’où nous ne voyons que l’ombre du monde véritable, l’ombre d’une démocratie réelle, porteuse et protectrice des libertés fondamentales de l’Homme ?

Je ne voterai pas pour vous car je veux pouvoir penser totalement par moi-même, jusqu’aux limites de ma conscience et de mon esprit, et pas seulement dans le carcan du Capital. Je ne voterai pas pour vous, car je veux que nous puissions vivre libres et égaux, tels que nous naissons : en tant qu’individus singuliers, uniques, tous différents mais semblables. Cela, quelle que soit la culture dont nous héritons par la naissance ou l’éducation. Et je proclame qu’il nous faut pour cela élire la Fraternité comme la première de nos valeurs. Elle seule n’a pas été retenue par le système libéral, pour une bonne raison : il repose sur son contraire, la concurrence libre, et non faussée !

Réaffirmer les valeurs républicaines : Fraternité, Égalité, Liberté.

Nous ne voterons pas pour vous car nous voulons replacer au cœur des valeurs de la République, non pas l’individu mais la collectivité, en vertu de la Fraternité : quand la richesse d’un pays n’a jamais été aussi grande, on doit attendre de lui qu’il en fasse profiter le plus grand nombre, et que chacun avec lui soit solidaire des démunis. Les ravages de l’individualisme sont incontestables et il nous appartient d’y mettre un terme, dès aujourd’hui.

Nous ne voterons pas pour vous car nous voulons servir non pas le capital, mais la société, en vertu de l’Égalité : de quel droit quelques-uns continueraient-ils à tirer la plus grosse part sinon l’ensemble des bénéfices du travail de tous ? Chacun sait quelle part infime de la population du globe profite de la crise actuelle, tandis que la majorité survit avec de maigres moyens, et qu’une grande partie de l’Humanité continue de mourir de faim. Nous voulons replacer l’Homme au cœur de l’humanité, c’est pourquoi il faut d’abord en chasser la Finance !

Nous ne voterons pas pour vous car nous voulons revaloriser non pas le profit, mais le travail, en vertu de la Liberté : quand la production est asservie aux caprices des actionnaires, le travailleur voit son œuvre se dissoudre dans la masse immatérielle du Capital, et s’évanouir bientôt dans des paradis dont il ne verra jamais la couleur. Cela est intolérable. Aucun être humain ne devrait être asservi à son travail ou à son employeur au point que sa vie en pâtisse.

Du monde de la Finance à celui de l’Homme.

Ce monde est accessible : il nous suffit pour l’apercevoir de regarder au-delà des œillères qui entravent notre vision. Libérés de l’individualisme aveuglant et de la cécité mercantile, ne voyons nous pas immédiatement que la spiritualité, la science, l’art, l’amour, la compassion, et tant d’autres valeurs nobles valent chacune cent fois, mille fois celles qui dirigent aujourd’hui notre vie ? La compétitivité, le profit, la marchandisation…. sont-ce bien là les valeurs que nous voulons promouvoir, que nous voulons porter et transmettre, et sur lesquelles nous voulons fonder le vingt-et-unième siècle ?

En vertu de quel principe devrait-on accepter que l’économie gouverne non seulement nos existences, mais contrôle également nos désirs et nos peurs, jusqu’à nous dicter nos choix ? Le libéralisme et la publicité, dont le but commun se résume aujourd’hui à maintenir l’équilibre précaire du système financier, ne nous laissent pour toute liberté que le choix de la marchandise à consommer et celui du produit à vendre. Est-ce au nom de cette liberté-là que nous avons renversé la Monarchie, traversé la Terreur, subi la Guerre et l’Occupation ?

Rien ne devrait nous empêcher de voir plus loin que ce prisme idéologique, et ceux qui nous accuseront de n’être que des utopistes sont ceux-là mêmes qui, dans leur intérêt ou malgré eux, cherchent à nous contraindre à cet asservissement. Eux-mêmes devraient bien se rappeler que le système capitaliste et libéral qu’ils défendent contre vents et marées est né avant toute chose de deux grandes utopies, dont les principes ont été depuis corrompus : la Révolution républicaine, et la philosophie des Lumières. J’en appelle à l’espoir, à l’utopie, et à l’absence de déterminisme en matière d’idées : le changement est possible, il est déjà en marche, car le système capitaliste s’effondre sur lui-même.

L’indignation ne suffit plus

Nous, jeunesse citoyenne du monde, de l’Europe, jeunesse française, immigrée, jeunesse à laquelle l’indignation ne suffit plus et qui appelle à la révolte, voulons démontrer qu’une autre République est possible. Nous voulons prouver que les peuples des démocraties occidentales peuvent se soulever sans verser de sang ni de larmes : en prenant les urnes contre le Marché, comme on a pris par le passé les armes contre la Monarchie.

Nous, jeunes, citoyens, occupants du sol français, pouvons dès aujourd’hui choisir de construire ensemble une nouvelle République. Nous avons le pouvoir de mettre en place une démocratie véritable, qui nous rendra en retour ce qui nous revient de droit : le pouvoir de décision, le pouvoir politique sur notre société et notre économie. Qu’on ne cherche pas à nous faire croire que cela est impossible : les gouvernements sont faits pour se succéder et les institutions pour être changées. Nous, indignés, révoltés, citoyens, peuples souverains à l’intérieur de nos limites, savons tous qu’un changement est possible, et nous affirmons d’une seule voix qu’il est devenu urgent et indispensable.

En définitive, nous refusons l’alternative du vote contre, ou contraint. Nous ne serons pas des machines électorales. Nous voterons selon nos convictions, pas pour un Homme, mais pour des idées. Pas pour un parti, mais pour une cause. Pas contre un système en crise, mais pour un autre.

Nous voterons en exerçant notre pleine liberté de citoyens : sans tenir compte du tapage médiatique, sans tenir compte des sondages, que nous savons trompeurs par expérience, sans regarder les fantômes que l’on brandit pour nous faire peur, sans écouter les mensonges que l’on profère pour nous séduire.

La révolte est en marche

Mon appel est le suivant : indignons-nous, en premier lieu, et puis révoltons-nous ! Prenons pleinement conscience que la Crise n’est pas économique et financière comme on nous le répète sans cesse, mais sociale et politique.

Cultivons-nous, alertons-nous, soulevons-nous et prenons les urnes, massivement, chaque fois que l’occasion se présentera — mais n’en restons pas là ! Il nous appartient de mettre également notre énergie et notre créativité au service d’idées et de causes, de les incarner, de les porter sur le devant de la scène publique et politique, et de ne nous en défaire sous aucun prétexte.

Le vingt-et-unième siècle ne sera pas celui de la ruine ou du désastre, mais celui d’un nouveau modèle de développement social et économique, porté par une forme nouvelle de démocratie, citoyenne, souveraine et exemplaire.

Je souhaite à tous ceux qui se reconnaîtront dans mes propos qu’ils puissent faire de même : reconnaître leurs convictions, les confronter au monde et leur donner un sens. Parce que l’avenir nous appartient à tous, et qu’il appartient à chacun d’entre nous de le faire advenir, j’en appelle à la formation d’une Assemblée Constituante.

Pour toutes ces raisons, et plus encore, je voterai pour le candidat du Front de Gauche, Jean Luc Mélenchon. Pas pour un homme ni pour un parti, mais pour les idées qu’ils défendent et pour le changement de société qu’ils proposent. Pour la première fois dans ma vie d’électeur, j’irai voter avec conviction et avec enthousiasme : pour quelque chose en quoi je crois.

 

Le 17 février 2012

Max DESPIN,
Étudiant, 22 ans

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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 19:10

Voilà, le premier roman que j'expose. Il s'intitule :

 

ANGELES DE SANGRE

 

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Je vais tout d'abord, en tant qu'auteure, vous présenter plusieurs personnages présents dans ce roman. Prenez ça pour un casting.  (pour ceux dont l'imagination est malade, des célebrités généralement des acteurs, seront associé en bas de la description) .. Après ça il y aura l'histoire de l'héroïne Luz, tout le récit sera mené à la première personne du singulier et sera vu à travers les yeux de cette étrange Luz....

 


 

L£$ P£R$¤NN@G£$

 

 

Luz Alvarez-Saez-Angelizo ou Loki Angelo :

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Loki est une jeune fille de 17 ans, elle a échappée à l'acnée et aux attirances du sucre. Plutôt jolie, fine et frêle. Elle atteint les 1 m 65, une taille moyenne entre autre et pèse environ 50 kg, visiblement légère. Loki a la peau mâte et lisse, des formes agéables, des poignets délicats et de longues jambes. Ses beaux yeux étincellants sont d'un ambre doré, elle a un nez droit, des oreilles ornées de percings et de boucles, des lèvres charnues, un menton à tendance carré et un cou gracieux.  Ses longs cheveux d'ébènes tombent sur ses épaules, elle possède une taille fine sur laquelle une étoile ailée est tatouée, le blason des Angelizo, et de longues jambes musclées comme celles d'une danseuse. Loki a un esprit vif et de très bons réflexes, présente et volontaire, elle est active. La demoiselle sait reconnaître les personnes singulières et hors des normes, et est très sociable, pleine d'humour et souriante. Elle s'entend très bien avec les personnes qui ont un accent particulier comme elle et son accent mexicain prononcé.

Du côté de son vécu, elle a grandit pendant longtemps dans les ghettos de Puebla où les gangs faisaient la loi et où les policiers vocifiaient la haine de ses voisins. Pourtant toutes les familles étaient plus ou moins unies entre elles. Elle a eut un père violent qui frappait plus que de raison, absent ainsi que très influencé par la philosophie des gangs, et une jeune mère de qui elle tient la beauté et le doré de ses prunelles, mais qui est, comme Pépito, absente. Ses deux parents avaient des tempéraments trempés dans l'acier et elle en a hérités, en même temps, quand on fait partie des gangs terrifiants, mieux vaut avoir une grande gueule doublée d'un sale caractère... Loki a aussi trois grands frères, un demi-frère, un jumeau, un cadet et une benjamine, elle ne peut en dire que du bien en majeure partie car c'est grâce à eux qu'elle est encore en vie et non-rapatriée dans le gang de leurs parents. Mais comme tout le monde, ils ont tous une part d'ombre et de lumière, ils sont ses frères et soeur, elle leur voue un très grand et sincère amour mais elle ne peut s'empêcher de ne pas fermer les yeux sur le sombre penchant de ceux-ci... Après tout, la vie dans les quartiers chauds du Mexique, ce n'est pas le paradis...!

 

(Michelle Rodriguez)

Julia Saez Rodriguez Angelizo

 

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Julia est une mexicaine à fort caractère. Elle est très fine, ce n'est pas parce qu'elle fait attention à sa ligne mais car elle n'a pas assez pour nourrir sa famille et se prive souvent. Tout son corps est gravé par la trace indélébile de la souffrance... Elle a un visage dur et creusé par la faim, mais superbe, il est encadré par des vagues d'ébènes souvent attachées en tresse, ses yeux dorés sont étincellants comme des diamants, et son sourire est emprunt de malice. Ses épaules sont carrées, sa poitrine écrasée, son abdomen musclé, ses jambes fines, et le tout est tatoué montrant son appartenance aux gangs mexicains. Julia est une femme déterminée, audacieuse et protectrice. Elle a su jongler avec son gang et sa famille qui tentait de ne pas lui en vouloir pour son absence... Julia était une sorte d'ange gardien, elle veillait discrétement sur chacuns et faisait de son mieux pour être disponible pour ses huit des petits démons d'enfants...

Petite, Julia n'a pas eut beaucoup de chance car son grand-père avait souffert du complexe d'Œudipe et elle a eut plusieurs frères-oncles, ou sœurs-nièces etc. Donc elle s'est détachée le maximum d'eux par honte et pour éviter une influence sur ses enfants..

 

 

PEPITO ALVAREZ LOPEZ EST A VENIR !  ;)

 

! CETTE HISTOIRE EST MOMENTANEMENT EN PAUSE POUR CAUSE DE MANQUE D'INSPIRATION.

Par flots imaginaire - Publié dans : Romans
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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 18:41

Billy & son ballon 

<<Peu d'hommes s'aperçoivent de ce qu'est la solitude, et combien elle s'étend car une foule n'est pas compagnie, et des figures ne sont qu'une galerie de
    portraits, et la conversation, une cymbale résonnante là où il n'y a point d'amour>> Francis BACON. Essai sur l'Amitié.

 

On connaissait un garçon de 12 ans, on l'appelait Bill. Enfermé dans le silence, caché derrière ses cheveux blonds, les yeux remplis de brume traduisant son désarroi. On l'aimait bien ce gamin, c'était un voisin, un p'tit frère, un ami... Lui, un gosse dans une p'tite ville. C'était bien la vie...

 

Billy rentrait avec difficulté chez lui, il ne s'y sentait pas à l'aise. Sa mère était belle, c'était peut-être bien pour ça qu'il en avait peur...

 

<<M'man? Pourquoi tu caches un ballon sous ta jupe? demanda l'enfant.

 

-Vas jouer dans la cou, Billy. répondit la mère sans même le regarder.

 

-Mais m'man pourquoi tu veux pas me répondre vraiment? insista le garçon.

 

-Vas jouer dans la cour Billy! Et surtout ne pose plus de questions!>> ordonna t-elle sèchement.

 

Bill prit son ballon et dans la cour le fit rebondir. Il se défoulait en le frappant de toutes ses forces de petit garçon. Une haine s'enracinait en lui telle une plante néfaste et qui se propageait comme le chiendent. On entendait le bruit répétitif que faisait son ballon quand il rebondissait, on sentait aussi cette effluve de colère refoulé. Billy avait mal au plus profond de lui même, il était jaloux...

 

<<J'veux pas de p'tite soeur! cria soudainement l'enfant sous l'emprise de la tristesse mêlée à la colère. Sa voix brisée ne fit même pas tressaillir sa mère. Elle se pencha par la fenêtre et l'observa d'un air sévère.

 

-C'est pas bientôt fini Billy?! Tu te tais et tu joues tranquillement dans la cour avant la pluie!>>

 

Sur ces paroles, elle claqua la fenêtre et laissa son fils dehors.

 

Bill baissa la tête, résigné et continua à taper dans le ballon. Cet enfant souffre. Il a tant mal, il n'arrive pas à l'expliquer, et sa mère ne veux pas l'entendre, elle ne désire aucun dialogue entre elle et son fils. Le gosse, sentant les premières gouttes de pluie, ferma sa veste, rentra sa tête dans ses épaules et frissonnant, il continua à frapper son ballon. Il laissa s'écouler des ses yeux, des larmes espérant que sa mère ne les remarque pas. Billy enfonça sa casquette bleue portant ses initiales sur sa tête.

 

<<Billy! Viens prendre ton quatre-heure! hurla la mère.

 

-J'arrive m'man...>> murmura le fils.

 

Il rentra et retira sa veste mouillée. Pieds nus, il avance son ballon sous le bras, vers la table où se trouve un morceau de pain et du chocolat. Il attrapa les deux ingrédients et les assembla pour en faire un sandwich. Billy mordit dans son quatre-heure tout en fixant sa mère qui faisait la vaisselle.

 

<<J'veux pas de p'tite soeur... soupira le garçon.

 

-Qu'est-ce que tu racontes Billy? demanda la mère qui n'avait pas entendu.

 

-J'ai dis que j'veux pas de p'tite soeur! dit Bill en la défiant du regard.

 

-Tais toi! Et finis ton quatre-heure!>> ordonna t-elle.

 

le garçon poussa un soupir à fendre l'âme. Pourquoi sa mère voulait un second enfant alors qu'elle n'était pas capable de s'occuper de celui qu'elle avait déjà? Elle le délaissait mais elle voulait s'occuper d'un deuxième? Billy serra son ballon contre lui pour atténuer la rage qui le consumait. Il avala la dernière bouchée de son quatre-heure. Sa mère jeta un oeil dehors. La petite averse s'était arrêtée.

 

<<Vas jouer dans la cour, Billy. dit-elle.

 

-Mais...commença Bill.

 

-Fais c'que dis, Billy! Ne pose pas de question!>> le coupa t-elle.

 

Le gosse, ballon sous le bras, alla le frapper contre les murs de la cour. Des idées se bousculaient dans sa tête. Devait-il agir? Ou devait-il se taire? Il n'était qu'un gamin et souvent les gamins ont pleins d'idées mais sont indécis, pas sûr d'eux. Billy, un faible sourire aux lèvres attendait que sa mère le fasse rentrer à la maison...

 

Quelques heures plus tard, il commençait à faire très sombre, la nuit étendait son long voile obscur et englobait une partie de la Terre.

 

<<BILLY! Rentres il fait nuit!>> hurla la mère s'apercevant de l'heure tardive.

 

Le gosse ne se le fit pas dire deux fois. Il monta ni une ni deux et couru à la cuisine. La colère qu'il refoulait avait explosé et allait se déchaîner. Alors s'approchant de sa mère il lui perça le ventre. Billy creva le ballon...

 

 

Un gosse à l'asile, il était p'tit. C'était bien la vie? Plus maintenant. On l'appelait Bill c'était un voisin, un p'tit frère, un ami...

 

FIN

 

Deux gosses dans la ville,

 

On étaient p'tits, c'étaient bien la vie.

 

On l'appelait Bill,

 

Un voisin, un p'tit frère, un ami!

 

 

Sa mère était belle,

 

C'était p't-être bien pour ça qu'il en avait peur

 

Une chatte infidèle,

 

Avec des mots qui bousillent les p'tits coeurs!

 

 

Va jouer dans la cour, Billy!

 

Va jouer dans la cour, après-midi

 

Va jouer dans la cour, Billy!

 

Et Billy frappait son ballon..

 

 

Il dit <<J'veux pas d'p'tite soeur!

 

Pourquoi tu caches mon ballon sous l'jupon?>>

 

Elle dit <<Finis ton quatre-heure,

 

Et surtout ne pose plus de questions!>>

 

 

Va jouer dans la cour, Billy!

 

Va jouer dans la cour, après-midi

 

Va jouer dans la cour, Billy!

 

Va jouer dans la cour, avant la pluie

 

Va jouer dans la cour, Billy!

 

Et Billy creva le ballon!

 

 

Un gosse à l'asile,

 

Il est tout p'tit, c'était bien la vie?

 

Je l'appelais Bill,

 

Un voisin, un p'tit frère, un ami!

 

 

Va jouer dans la cour, Billy!

 

Va jouer dans la cour, après-midi

 

Va jouer dans la cour, Billy!

 

Va jouer dans la cour, avant la pluie...

 

BILLY!!!

 

(Le ballon de Billy, chanson du groupe français ANGE)

 

 

 

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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 17:33

 

Soldat perdu...

 

    (inspiré de la chanson Soldat Perdu du groupe Les Cadavres et du poème de Rimbeau : Le Dormeur du Val)
  

 

Une ville en ruines

Sous un ciel en flammes,

Et tout ici se termine

Dans un cauchemar de Napalm

 

Mourir paralysé

Dans un monde dévasté

Apprendre à crever

Moi qui ne savait qu'tuer...

 

Mon tout dernier rôle,

Les jambes brûlées,

Et une balle dans l'épaule...

Je ne peux plus bouger...

 

J'attends la mort

Comme une délivrance

Je ne sans plus mon corps,

Oh, rien qu'une souffrance

Tout autour de moi

Mes compagnons tués

Semblent rire de ça

Quelle absurdité...

 

Confondu dans l'attente

Une attente sans ennemis

Une infecte mort lente,

Combattant sans patrie...

 

Un soldat perdu

L'uniforme déchiré

Au fond de la rue

Comme une statue figée

La guerre s'est arrêtée

Et plus rien n'a de sens

Aucune réalité.

 

Dans ce morne silence.

Et toute cette ville, pèse sur moi.

Plus lourd que mon passé.

Car hier au combat,

Je savais pourquoi je vivais...

 

(Les Cadavres, Soldat perdu.)

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Lui, le jeune Julien LIESA, à peine la majorité. Ses cheveux bruns sont collés sur son front et sous son casque militaire. Ses yeux bleus autrefois débordant de vie, se voilent et perdent leur teinte vive. Au niveau de son flanc droit s'étend une tache écarlate, son corps est pâle et froid comme la neige, comme celle qui tombait dans son enfance... Il est couché sur le sol, au milieu des cadavres. Il sait, même si ça lui en fait horreur, qui bientôt il sera aussi immobile qu'eux... Ses mains douteuses, palpent l'endroit le plus douloureux de son corps, il sent deux trous béants, un liquide chaud coule sur ses doigts gelés. Il approche ses mains de son visage pour voir qu'elles sont pleines de sang, il est bel et bien touché... Deux balles lui avait perforée le flanc... Julien avait compris en mettant le pied sur cet Enfer, que ce ne serait pas de vieillesse qu'il allait mourir, mais dans des souffrances plus ou moins brèves. En ce moment, il assiste à sa mort, il perd son sang... Il s'éteint doucement, lui, ce gamin, se mourait...

 

Avant de partir pour venir ici, il avait embrassés son petit frère ainsi que sa mère, et il ne pensait pas que se serait pour la dernière fois... Ce qu'il regrette d'avoir été si froid quand il les a quitté...

 

Des larmes roulent sur ses joues pleines de poussière et de sang, il aimerait tant se lever, de nouveau bouger ne serait-ce que pour marcher jusque chez lui et faire ses derniers adieux à sa famille...

 

Son regard voilé est tourné vers le ciel, mais ce n'est pas comme dans les films... il n'y a ni silence, ne beau ciel bleu, ni colombe, rien qu'un ciel chargé de nuages gris, il n'y a que la mitraille, le sang giclant en tout sens, des hurlements de douleur, le bruit écoeurant des balles perforant les corps de pauvres diables, les drapeaux claquant au vent, les grenades qui explosent entraînant les cris déchirants de certains...

 

Le jeune LIESA attends la mort... Sa mort... Seul... Personne n'est là pour le soutenir, pour le rassurer, pour lui dire <<Tout vas bien se passer, tu verras>>... Il est seul et il se consume petit à petit, tel une bougie...

 

Il tenta un sourire malgré sa souffrance, il se vide de ce qu'il lui coule dans les veines!

 

Il a du sang sur les mains autant au sens figuré qu'au sens propre... C'est un assassin, il le sait, mais il n'est pas le seul fautif, tous sont des assassins mais certains disent qu'ils tuent pour le bien... Mais où est le bien? Et où est le mal? Ils s'entretuent car ils exécutent des ordres!

 

Julien sait que ce n'est pas leur faute mais celle des connards qui ont eut le pouvoir de diriger et qui ont déclarés cette guerre sans merci... Les soldats souffrent, se font mitrailler, perdent leur vie mais ceux qui ont commencé sont tranquillement chez eux, les pieds au chaud sous leur bureau en comptant les morts de la guerre qu'ils ont voulut.

 

La vision de Julien se floute, il se sent sombrer dans les ténèbres... Ça y est, je suis mort... pense le soldat qui arrive enfin à faire un vrai sourire... Il va être tranquille... Oui, éternellement tranquille... renchérit-il.

 

Julien sent toujours les douleurs provenant de ses blessures, elles lui font une impression d'une lame qui s'enfonce lentement dans son ventre en cisaillant ses flancs, les chauffants à blanc, elle perce une à une, sans se presser, les couches fines de sa chair, elle est en direction du coeur, mais celui-ci lui avait déjà été offert depuis que son propriétaire c'est fait embarqué dans ce gros camion... C'est trop tard, je ne m'en sortirais pas... La lame tranche les ligaments, Julien aurait vomi ses entrailles s'il l'avait put, mais son estomac est déjà percé...

 

 

awm-a01566

 

Et s'il m'interroge alors

Sur sa dernière heure?

Dites-lui que j'ai souri

De peur qu'il ne pleure...

 

<<N'abandonne pas!>> Crie une voix dans la tête du malheureux, <<Laisse tomber, t'es fichu, y'a plus rien à faire...>> Lui conseille une autre. Julien a les oreilles qui bourdonnent, ses larmes causées par l'horrible douleur des balles (Lame?) et par le regret, laissent des traces sur son visage poussiéreux et taché de sang. <<Qui n'est pas le mien>> ajoute le soldat.

 

Julien repense à son père mort dans les mêmes effroyables circonstances que lui. A sa mère l'attendant assise dans son fauteuil en feuilletant un journal, elle est loin, dans une contrée sûre et détachée de cet Enfer. Et Grégoire? Lui, il doit sûrement rêvasser en admirant le ciel qui est bleu là d'où il est. Il doit avoir 6 ans tout ou plus, il est le petit frère tant aimé du soldat à l'agonie... <<é sui' là g'an fr'e!>> Dit une voix dans la tête de Julien. <<Grégoire? C'est la voix de Grégoire!>> se réjouit le soldat. C'est bien la voir de son petit frère! Il ne l'a donc pas laissé tomber!  <<Qu'as-tu dis Grég? J'ai pas bien compris, répète s'il-te-plaît. demande mentalement le grand frère.

-é di : é sui' là g'an fr'e!>> répéta la petite voix dans sa tête. Julien traduit le phrase ainsi : "J'ai dis : Je suis là grand frère!" Le jeune homme sourit faiblement, le sourire d'un enfant malade. Il cligne des paupières car la lumière du ciel en flamme lui fait mal aux yeux. <<Parles-moi encore Grég. J'ai besoin de ta voix..>> supplie le mourant. Il sentit un frisson chaleureux le parcourir comme quand quelqu'un que vous aimez vous sourit.

 

<<A qu'a fé'mé é y'e é tu se'a en sé'rité a'ec 'oi.>> répond la voix de Grégoire, ce qui voulait dire : T'as qu'à fermer les yeux et tu seras en sécurité avec moi. Le garçon fit confiance à son petit frère et ferme les paupières pour ne plus les rouvrir. Il est soudainement paisible et terriblement épuisé. <<Je t'aime mon p'tit gars...>> murmure dans un souffle le condamné... Il lui apparaît alors des personnes qu'il croyait ne jamais plus revoir... <<Maman? Grégoire? C'est bien vous?>> demande Julien. Il remarque la blancheur éclatante du néant dans lequel il se trouve avec sa famille. Sa mère et son frère se regardent et hochent la tête. La mère, dont les cheveux châtains flottent avec légèreté dans ce vent apaisant et chaud, tend sa main fine vers son fils aîné. Leurs sourires francs donnent à leurs visages l'air de deux anges...

 

 

le dormeur du val

 

Et s'il veut savoir pourquoi

La salle est déserte?

Montrez-lui la lampe éteinte

Et la porte ouverte...

 

Le jeune Julien hésite, qu'allait-il se passer s'il prend sa main? Et pourquoi est-elle là? <<Ulien, u v'in a'ec 'ou?>> demande Grégoire de sa voix enfantine, "Julien, tu viens avec nous?" Julien pose sont regard sur lui, il avance sa main pâle et referme ses doigts : fatigués, froids et noirs de poussières, sur la main blanche de sa mère, belle comme une reine. Celle-ci tient la main de ses deux fils quand une voix retentit derrière eux. <<Vous comptez y aller sans moi?>> Cette voix, Julien l'a reconnaît, c'est celle de son père. Dans ses vêtements militaire, il s'avance et prend son aîné par les épaules. La famille au complet, ils avancent lentement dans ce magnifique néant blanc que Julien associe à un nuage immaculé..

 

C'est là, allongé dans l'étable d'une vieille grange sur le foin sec, quelques jours plus tard de la fin de la guerre, qu'on retrouva le corps intact de Julien LIESA, un jeune homme de 17 ans, un sourire d'enfant malade sur les lèvres, dépouillé de toutes ses armes et de sa veste kaki... Son coeur ne bat plus en ce monde... Mais qui peut affirmer qu'il ne bat pas dans un autre?...

 

-----------------------------------------------------------------------------------

 

C'est un trou de verdure où chante une rivière

Accrochant follement aux herbes des haillons

D'argent; où le soleil de la montagne fière,

Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons

 

Un jeune soldat, bouche ouvert, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

 

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

Nature, berce-le chaudement : il a froid.

 

Les parfums ne font pas frissonner sa narine;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

(Le Dormeur du Val, Rimbeau.)

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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 21:51
Je me dois de présenter ce blog qui est le mien :

Ici, vous trouverez plusieurs mondes où le surnaturel a sa place.
J'aime mêler les lettres pour former des mots qui donnent alors tous ces écrits que vous pourrez lire sur ce blog.

Vous aurez le plaisir (j'espère! ;p) de lire des nouvelles, des morceaux de mes romans en cours, et des fictions sur des séries télévisées que j'aime beaucoup et dont l'univers me plaît énormément.

Je pense avoir tout dis...
Alors...

Bonne lecture!


(J'accepte les commentaires, bien entendu! Critiquez mes articles n'hésitez pas, les com' m'aideront à m'améliorer, sans aucuns doutes! Merci!)
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Dimanche 2 janvier 2011 7 02 /01 /Jan /2011 14:54

 

Archère & Lupus Ferox

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Petite introduction:

Je suis Cylène, le bras armé de mon roi, le Seigneur des Elfes. Ma spécialité est l'arc, et je suis une Archère digne du nom! En ce moment, je suis à la recherche d'une plume qu'il y avait au bout d'une de mes flèches. Pourquoi est-ce important? Me demandez vous? Eh bien je vais vous racontez la petite histoire de mes flèches de Lune...

Ces flèches proviennent d'un bloc de roche argenté dont elles ont d'ailleurs gardées la teinte. Ce bloc appartenait à la petite soeur de Gaïa... Qui est Gaïa?! Gaïa est Notre Mère a tous, Notre bonne vieille Terre. Et sa petite soeur est la Lune, Estä.

Donc, Estä avait en sa possession ce bloc argenté, mais ne trouvant ce qu'elle pouvait faire avec, l'offrit à Gaïa. Notre Mère s'est mise a le tailler, et la roche devint des flèches dont la couleur rappelait sa petite soeur, Estä, la seule qui nous éclaire la nuit accompagnée de ses filles, les étoiles...

Gaïa vit que ses flèches manquaient de légèretés et de couleurs. C'est alors qu'un de ses frères lui rendit visite, il s'agissait du Phénix. Ce dernier orna de ses plumes chatoyantes les flèches qui eurent aussitôt de merveilleux éclats. 

Des siècles plus tard, Gaïa s'intéressa à ses aînées, nous, les Elfes. Elle portait beaucoup d'attention à la plus jeune guerrière elfique, et elle lui découvrit un grand talent qu'elle ne pouvait malheureusement pas exercer avec les armes qu'on lui conférait, à savoir des lances et des glaives... Mère m'avait remarquée et était décidée à m'aider. Elle me mise à l'épreuve avec un arc simple et elle fut impressionnée par mon talent. Après m'avoir laissée dans le doute de ma performance, elle me confia ce qu'elle avait de plus cher après ses enfants. Les flèches d'Estä. Je l'ai bien sûr remercier ne me souciant pas de la mission qu'elle voulait me voir accomplir. Faire la chasse aux enfants de Fenrir, un de ses frères. Fenrir était un loup géant, il est aussi la descendance du dieu Loki dans les croyances humaine scandinaves. Les enfants de Fenrir veulent faire couler le sang rouge (des humains si vous préférés) pour venger leur ancêtre abattu et torturé par ceux-ci. Ma mission est mener la chasse aux Lupus Ferox car c'est ainsi que ces sortes de loups intelligents sont appelés. Je ne dois pas les décimer, juste leur montrer qu'il ne faut pas s'approcher aux cadets de Mère, ces..."  Humains"... Ils sont protégés par Mère alors qu'ils sont la source de ses souffrances et qu'ils sont les meilleurs en question de fratricides...

 

De nos jours :

Il fait nuit, la rue du bourg est déserte et obscure. Mon coeur bat fort, mon sang circule vite dans mes veines, mes boucles d'oreilles s'entrechoquent, mes chaînettes cliquètent sur ma poitrine et mes cuisses, mes bottes martèlent le sol pavé, et tous ces bruits dûs à ma course, se répercutent dans la rue inquétante. Mon regard vert étincelle balaye les alentours, il n'est pas loin et risque de me tomber dessus par surprise. Mes mains moites sont incrustées, l'une sur le manche de ma dague sortie, l'autre sur ma flèche lourde, terne et sans plume... Le Lupus Ferox est malin, il doit se cacher, attendant le moment propice pour bondir. Il a la plume d'une de mes flèches, il risque de s'en servir pour décupler ses forces et s'en servir pour tuer tout ceux qui habitent dans ce bourg que je trouve dégoûtant...

Soudain, je m'arrêtai. Un bruit. J'écoutai, attendant qu'il se reproduise et... il n'y avait plus rien... Prudente, j'ai marchée vers le petit magasin où j'avais cru entendre un bruit. Je poussai la porte grinçante sans déclencher l'alarme. Je suis trop froide et légère pour me faire repérer. Je fis quelques pas dans la pièce sombre. Les plombs avaient été arrachés... Le Lupus Ferox? Sûrement. Et je serais la seule à le savoir.

Le silence était trop total pour ne pas paraître suspect. La bête ne devait pas être très loin... Je ne le sais pas, mais peut-être qu'elle me surveille puisqu'elle sait se cacher et qu'elle voit mieux dans le noir... Du coin de l'oeil, je vis une ombre mouvante derrière moi. Je me retournai mais trop tard! Le Lupus Ferox c'était jeté sur moi, me plaquant sur le sol glacé et faisant claquer ses crocs devant mon visage. Je tentais de me dégager tout en tenant ses puissantes mâchoires de mes deux mains pour ne pas me faire mordre... Après quelques secondes qui parurent une éternité, je réussie à me défaire de son emprise, et je me suis levée, menaçant la créature de ma dague luisante sous la faible lueur de dehors filtrée par la ventilation. <<RECULE!>> lui ordonnais-je. Il n'obéit pas, et avança d'un pas avec une ébauche de sourire sur les babines. Je vis alors ma plume. Elle était attachée au bout de sa queue. Le Lupus Ferox remarqua où était posé mon regard soudain attentif. Il grogna comme pour me prévenir de ne même pas penser à la reprendre. Il se ramassait sur lui-même pour bondir. J'avais une chance, je devais la saisir. Au moment où il sautait, j'ai plongée et j'ai coupée le morceau qui m'intéressais. Le loup retomba sur le flanc, geignant et léchant le bout de sa queue qui lâchait des flots de sang bleuâtre. Je regardais la bête dont les gémissement déchirants ressemblaient à des pleurs d'enfants. Mais la pitié ne peut avoir de place dans le coeur d'une archère nommée par Gaïa.

Je partis la plume dans le quarquoi avec mes flèches, et laissant derrière moi, une créature dont les gémissements auraient déchirés l'âme de n'importe qui, éventré, comptant les dernières secondes de sa vie et dont le pelage grisé s'imbibait de son propre sang...

Vous vous posez encore la question : En quoi sont différents les différentes familles fondées par Gaïa?

Moi je peux déjà répondre qu'ils sont tous un grand point commun malgré tout ce que l'on fait... Les enfants de Gaïa sont à égalité au niveau de la cruauté... 

 

Cylène.

 

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